[Chronique] Les Poisons de Khatarz, d’Audrey Alwett

img_20190126_143601_117
 –

« Tout de même, le résultat du dernier lustre n’était pas brillant. Elle avait consommé pas loin d’une douzaine d’apprentis en cinq ans. Mais qu’y pouvait-elle si ces petits crétins avaient tendance à brûler vifs, exploser, s’empoisonner ou même se changer en pudding pour l’une d’entre eux ? »


 
couv56996398
Les Poisons de Khatarz
Autrice
 : Audrey Alwett
Illustrateur : Dogan Otzel
Éditeur : Pocket
Genre : Fantasy
Date de parution : 01/07/2015
Nombre de pages : 427
Prix : 8.10 €
Synospsis
À Katharz, crimes et assassinats constituent un quotidien sanglant et divertissant. Logique dans une ville-prison où l’homicide est largement pratiqué par sa dirigeante. Ténia Harsnik n’a pourtant pas un goût immodéré pour la violence, mais son rôle de tyranne l’oblige à garder la population de la ville sous le seuil fatidique des 100 000 âmes.
C’est un secret qu’elle ne peut partager : si ce chiffre est dépassé, un démon endormi sous Katharz se réveillera. Et l’Apocalypse est une promesse déplaisante. Malheureusement, alors que la population augmente dangereusement, tout semble se liguer contre Ténia…

MON avis

Attention alerte coup de cœur ! 

Si vous rentrez à Katharz, c’est au péril de votre vie ! Car sous cette cité-état se cache un démon qui se réveillera dès que la population aura atteint 100 000 personnes. Le meurtre est donc l’activité favorite des habitants, il est même fortement récompensé et chaque décès est une bénédiction pour Ténia Harsnik la « tyrane » de la ville. Malgré tout, la date fatidique approche… 

Je ne sais pas vous, mais rien qu’avec le pitch je savais que ce livre allait me plaire et je n’ai absolument pas été déçue. Dès les premières pages, le compte à rebours commence. Chaque début de chapitre nous indique le temps restant avant l’apocalypse et bien sûr, plus la date se rapproche, moins on peut décrocher du roman. La tension monte crescendo et donne au récit une allure endiablée, mais le tout reste quand même écrit sur un ton étonnement léger qui détonne complètement des événements dramatiques qui sont en train de se dérouler.

Car ce qui caractérise le plus ce roman est l’humour truculent. Audrey Alwett a une plume fluide et intelligente qui nous embarque d’un tour de main. On entre dans ce récit sans aucun effort, pour moi cette lecture a vraiment été un moment de détente, j’ose même dire que c’est le genre de livres qu’on pourrait qualifier de « doudou ». Le tout dans un monde de fantasy et avec une intrigue hyper bien menée et qui tient en haleine, que demandez de plus ? Bon, bien sûr il faut accrocher à l’humour omniprésent sinon la lecture risque de virer assez vite au cauchemar. Les blagues et autres métaphores et jeux de mots ne volent pas toujours très haut, l’autrice joue avec de nombreux clichés et de nombreuses failles de la société. Les personnages agissent parfois de manière grotesque, mais sans jamais perturber la cohérence du récit. Personnellement, je me suis vraiment marrée du début à la fin et c’est pourtant très rare que je rigole devant un livre, donc la magie a vraiment opéré sur moi ! 

« – Les gens sont méchants.
– Y en a même qui m’appellent Totor !
– Non ?!
– Comme je vous le dis ! Pis alors, là, le coup de la fiancée même pas vierge, c’est le pompon ! Remarquez, moi j’avais rien contre, hein, qu’elle ait un peu d’expérience ! Parce que les vierges, au plumard, entre nous, c’est la barbe. Mais le peuple peut pas comprendre ça. C’est des cons, le peuple. »

Comme je l’évoquais, ne croyez pas que sous couvert d’humour l’intrigue est passée au second plan, bien au contraire, celle-ci est extrêmement riche et possède une multitude de sous-intrigues entre magie, complot, enjeux politiques et enquête sur le passé des personnages, impossible de s’ennuyer en lisant ce roman. Et je n’ai justement pas encore évoquer les personnages qui sont tout aussi réussis que le reste du roman. Que ce soit les personnages principaux ou les personnages secondaires, tous ont un petit truc en plus qui les rend appréciables chacun à leur manière. Bien sûr, l’humour passe énormément par les personnages et certains sont clairement très loin d’être futés !  Mais tous sont attachants et très bien développés si bien que je suis même déçue de ne pas pouvoir les retrouver pour d’autres aventures… 

Conclusion 

Un humour incroyable, une intrigue originale et très prenante qui nous tient en haleine, des personnages attachants, de la magie… Tous ces éléments et bien d’autres font des Poisons de Katharz un livre très réussi qui nous fait passer un excellent moment. On regrette seulement de ne pas en avoir plus ! 

coup de coeur2

Publicités

2 réflexions sur “[Chronique] Les Poisons de Khatarz, d’Audrey Alwett

  1. Eleyna 14 février 2019 / 15 h 09 min

    Alors ça, ça me donne bien envie de le lire. Merci pour cette chronique. 🙂

    Aimé par 1 personne

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s