[Chronique] Le dernier chant d’Orphée de Robert Silverberg

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« Si on chante de telles histoires, ce n’est pas parce qu’elles sont le reflet de la vérité, mais parce qu’elles éclairent les réalités cachées de notre monde. »


 
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Le Dernier chant d’Orphée
Auteur : Robert Silverberg
Traductrices : Jacqueline Callier et Florence Dolisi
Illustration : Benjamin « Zariel » Chaignon
Éditeur
: ActuSF
Genre : Fantasy
Date de parution : 20 août 2015
Nombre de pages : 163
Prix : 5.90 € (poche)
Synospsis
On dit qu’il pouvait, par son chant, charmer les animaux et les arbres, sa voix fit chavirer les sirènes elles-mêmes. Mais son coeur appartenait à Eurydice, et lorsque la mort vint la lui ravir, Orphée se présenta aux portes des enfers, armé de sa seule lyre, afin de reprendre à Hadès l’âme de sa bien-aimée. 

MON avis

Le dernier chant d’Orphée est une novella de 135 pages suivies d’une interview de Robert Silverberg. Je n’avais encore jamais lu de roman de cet auteur, qui est pourtant une référence dans les littératures de l’imaginaire. 

Comme on le devine aisément grâce au titre, cette œuvre est centrée sur le personnage mythologique d’Orphée, vous savez celui qui est descendu dans les enfers pour récupérer son épouse Eurydice, morte prématurément (ou pas, l’histoire vous le dira). Il s’agit là du mythe le plus connu concernant Orphée, mais il est loin d’être le seul mentionné dans ce livre. C’est bien toute la vie d’Orphée qui nous est conté, de sa naissance jusqu’à sa mort et j’en ai été très agréablement surprise. Je n’imaginais pas qu’Orphée avait participé a autant d’aventure et j’ai suivi ses pérégrinations avec beaucoup de plaisir. D’autant plus que l’histoire nous est raconté par Orphée lui-même, ce qui rend le récit très immersif. 

Beaucoup de thèmes sont ainsi abordés dans ce court récit : la musique a tout d’abord une place prépondérante. Apollon a donné à Orphée le don de la musique et du chant et c’est l’arme qu’il va utiliser tout au long de l’intrigue pour surmonter les différentes épreuves. Orphée nous conte ainsi son histoire comme s’il la chantait. Il y a une grande musicalité et un grand lyrisme dans ses paroles qui rend cette lecture très fluide et agréable à lire. D’autres thèmes sont abordés comme le voyage, la destinée, la fatalité, le cycle de la vie… Ce roman a un aspect un peu philosophique, sans qu’il soit pour autant difficile à lire ou à comprendre. 

J’ai toujours beaucoup aimé la mythologie grecque et je ne pouvais donc qu’apprécier l’ambiance de ce roman. Au cours des aventures d’Orphée, on rencontre énormément de dieux, de déesses et d’autres personnages mythologiques (Ulysse, Jason, Hercule, Achille, les sirènes…) qu’ils interagissent directement avec Orphée ou qu’ils soient simplement évoqués. Malgré le nombre important de personnages et leur lien qui sont souvent complexes, l’auteur réussit à ne jamais nous perdre. Ils posent toujours les bases pour nous rappeler qui sont les personnes dont il parle de manière à ce qu’on n’ait jamais d’effort à faire pour suivre l’histoire. De plus, ces bases n’apportent aucune lourdeur au récit. L’intrigue est intelligemment écrite de manière à ce qu’elle puisse autant plaire aux néophytes de la mythologie grecque qu’aux plus grands connaisseurs. 

Je n’ai donc absolument rien reprocher à l’intrigue, par contre j’ai été un peu déçue par le style d’écriture. On chante tellement les louanges de Robert Silverberg et de sa plume, que je m’attendais à un style beaucoup plus sophistiqué. Au final, j’ai trouvé l’écriture très simple et je n’ai pas vraiment apprécié l’utilisation tutoiement. Ce n’est pas un procédé qui me gêne habituellement, mais j’ai  trouvé les passages dans lesquels Orphée s’adresse au lecteur assez maladroits. Pour moi, soit Orphée s’adresse complètement au lecteur, soit pas du tout, mais là on est dans un entre deux, comme si l’auteur n’avait pas réussi à faire un choix, ce qui ne m’a pas plu. 

Enfin, je ne m’attarderai pas sur l’interview qui ne m’a pas du tout plu. A travers ses réponses, Robert Silverberg m’a semblé antipathique et ne m’a pas du tout donné envie de découvrir un autre de ses romans !

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Conclusion


J’ai beaucoup aimé l’intrigue de ce roman qui revient de manière très complète sur la totalité de la vie d’Orphée. L’histoire aborde énormément de sujets avec une petites touches philosophiques sans jamais en fait trop et malgré le grand nombres de personnages et d’histoires, l’auteur réussi à ne jamais nous perdre. Cependant, à force d’entendre beaucoup de bien de cet auteur (notamment dans la préface du roman), je m’attendais à un style d’écriture un peu plus travaillé et poétique, ce qui m’a un peu déçue. 

bonne lecture

Merci à ActuSF pour l’envoi de ce roman ! 

2 réflexions sur “[Chronique] Le dernier chant d’Orphée de Robert Silverberg

  1. carolinabouquine 8 mai 2019 / 19 h 40 min

    Il est dans ma PAL, je l’ai acheté récemment et j’avoue moi non plus je ne connaissais pas Robert Silverberg mais j’ai craqué sur la couverture et sur le fait que l’on parle d’Orphée. J’espère que j’aimerai ce livre ^^

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  2. Callysse 8 mai 2019 / 20 h 57 min

    On ne croirait pas que tu parles d’un livre qui contient aussi peu de pages car il a l’air de renfermer énormément de choses. La couverture est superbe. Dommage que la plume ne t’ai pas autant plu que tu l’aurais voulu. Je ne connais pas cet auteur.

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