[Chronique] Dans la cité électrique [1] : Le cercle des veilleurs de Sarah Andrès

le cercle des veilleurs
« Oscar s’apprêtait à demander davantage d’explications quand le terme « bouquins » parvint jusqu’à son cerveau. Où apprenait-on mieux que dans une bibliothèque ? Il remercia Dents-Longues et s’empressa de quitter la pièce, laissant son oncle se demander ce qu’il avait pu dire de si efficace pour être enfin tranquille. »

[Chronique] 1515-1519, du Chroniqueur de la tour

1515-1519
 
« François descendit lentement les marches, laissant à chaque pas ses yeux s’habituer à l’obscurité. Il devait dégager des deux mains les toiles d’araignées et chaque fil cassé lui donnait l’impression de briser les frontières du temps, de pénétrer dans les profondeurs des âges.« 

[Chronique] La maison enchantée d’Agathe Sanjuan

 
La maison enchantée
 
« Les deux dernières pièces, aveugles, avaient succédé à la première entièrement ouverte sur la ville, mais à la manière d’un aquarium : un monde intérieur artificiel, fabriqué de la main de l’homme, et qui donnait l’illusion d’une fluidité naturelle, d’une évidence tout en maintenant ses visiteurs prisonniers dans leur cage dorée. Peut-être n’était-elle ici qu’un spécimen de plus qu’une divinité observait dans sa déambulation candide. » 

[Chronique] Sorciers, tome 1 : les sources de l’ombre de Maxime Fontaine et Romain Watson

sorciers
« Tout en courant, Ernest se fit la réflexion que tous ces souverains sorciers étaient bien les mêmes. Munis d’un peu de pouvoir, ils s’arrogent le droit de vie et de mort sur ceux qu’ils martyrisent. Ils organisent des jeux odieux où ils veulent vous écraser. Et votre avis, tout comme votre vie, ne compte pour rien. » 

[Chronique] La Fileuse d’argent, de Naomi Novik

La fileuse d'argent

« J’ignorais ce que je ressentais, ce qui motivait mes paroles. La colère, je pense. Je ne me souvenais pas en avoir jamais ressenti. La colère m’avait toujours semblé vaine, tel un chien courant après sa queue. A quoi aurait servi d’être en colère contre mon père, ou ma belle-mère, ou les serviteurs qui me traitaient avec rudesse ? Les gens étaient parfois en colère à cause du temps qu’il faisait, parce qu’ils s’étaient cogné l’orteil contre une pierre ou coupés avec un couteau, comme si ces choses étaient responsables de leurs malheurs. Tout cela m’avait toujours semblé parfaitement inutile. La colère était un feu dans un âtre, et je n’avais jamais eu de bois pour la nourrir. Jusqu’à aujourd’hui, apparemment. »

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