[Chronique] Le Regard, de Ken Liu

Le Regard

«Le petit nombre de personnes au courant des implants oculaires l’étonne. Les yeux ont un caractère si vulnérable, si essentiel à la perception du monde et de soi qu’on devient protecteur à leur égard : on hésite à les violer. Les lois sur les altérations oculaires sont les plus sévères. Avec le temps, les gens confondent « interdit » et « impossible ». »

[Chronique] Sous les sabots des dieux, de Céline Chevet #PLIB2021

Sous les sabots des dieux
 
« Ne te fais pas d’ennemis, reste loyale. Ne deviens pas le bambou qui ploie au gré du vent soir fière comme l’érable, droite et incorruptible, et lorsque tu te briseras sous les bourrasques d’une politique qui nous dépasse, les Cieux sauront reconnaître ton inflexibilité comme une vertu. »

[Chronique] Trouver l’enfant, de Rene Denfeld

trouver l'enfant
 
« Elle apprit que le monde était un lieu solitaire, car lorsqu’on pleurait personne ne venait. Elle apprit que le monde était un lieu incertain, car un moment on était quelqu’un, et l’instant suivant on atterrissait sur la tête, complètement étourdi, et on se réveillait dans un rêve. Elle apprit que le monde était un lieu redoutable, rempli de choses imaginaires, car c’était la seule façon d’expliquer ce qu’il s’était passé. »

[Chronique] Carnaval, de Ray Célestin

Carnaval
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« Ces explications n’avaient pas empêché la presse de présenter le Tueur à la hache comme un être surnaturel capable de traverser les murs. La Nouvelle-Orléans était déjà superstitieuse en temps normal, mais désormais, une bonne partie de la ville s’imaginait être la proie d’une sorte de créature démoniaque. »

[Chronique] Confessions d’un automate mangeur d’opium, de Fabrice Colin et Mathieu Gaborit

 
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Condession dun automate

« Que faisions-nous là, à nous extasier devant les arcades des portiques, le frises pleines de fantasies et les perspectives en trompe-l’œil, alors qu’un meurtrier rongé de désespoir rôdait quelque part dans la foule, le goût du sang sur es lèvres métalliques ? »

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[Chronique] Le Fort intérieur et la sorcière de l’île Moufle, de Stella Benson

Le Fort intérieur
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« Je trouve que bien des gens n’arrivent pas à utiliser le mot « fondu » sans y ajouter « comme neige au soleil ». Ces personnes ont l’esprit confus, comme un jardin semé d’un tas d’expression dans le vent. Le dragon avait d’ailleurs dit « à quel point », sans pour autant qualifier le point en question ; un manque de précision qui expliquerait son problème d’autorité. »

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[Chronique] Les enfants d’Aliel – tomes 2 et 3, de Sara Schneider

les enfants d'aliel
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« Dans ces eaux-là, les bourrasques envoient de gigantesques coups de pied dans la coque. Si on ne tremble pas de froid, on est ébranlé jusque dans ses os par les chocs. La peur engourdit les marins aussi sûrement que la glace. Le bruit, d’abord, ressemble aux hurlements de mille écorchés vifs. Nulle cachette, pas même en fond de cale, ne vous épargne les cris du vent. »

[Chronique] Les énigmes de l’aube – tome 1 : le premier souffle, de Thomas C. Durand

 
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les énigmes de l'aube

« Il fallut des heures pour le descendre de là, et quand enfin il fut en bas, il ordonna qu’on lui trouve cent bûcherons, non, mille bûcherons, non tous les bûcherons des Troyaumes ! En tout et pour tout, on mis mit la main sur onze bûcherons seulement, les autres ayant déjà du travail ailleurs ou invoquant leur jour de repos, le droit du travail, les conventions collectives et cetera. »

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