[Chronique] Le courage de l’arbre, de Léafar Izen

Le courage de l'arbre
 
« Ce qu’elle a fait durant ces dernières hecto-heures a radicalement changé sa personne et sa situation. Thyra blêmit à l’idée que tout cela puisse être perdu. Si elle devait être ressuscitée à partir d’une capture synaptique, une part fondamentale d’elle même serait jetée aux oubliettes. Ce n’est pas elle qui revivrait, mais quelque chose d’autre. Une chose à laquelle elle ne s’identifie déjà plus.« 

[Chronique] Le Livre de M, de Peng Shepherd

le livre de M
 
« Je voudrais tant que mes souvenirs soient restés dans un autre endroit de mon corps – n’importe où, les yeux, le bout des doigts, la plante des pieds. Les gens quand ils meurent ont si peur de perdre leur corps – mais à quoi ça sert un corps ? À rien. Le corps ne se souvient de rien. De rien du tout. Ce n’est pas le corps qu’on devrait avoir peur de perdre. »

[Chronique] Les maîtres enlumineurs – tome 2 : Le retour du hiérophante, de Robert Jackson Bennett

Les maîtres enlumineurs 2

« J’ai déjà vu cela bien des fois. Et j’ai vu cette idée échouer bien plus souvent qu’elle n’a triomphé. La soif de contrôle d’un empereur survivra toujours au désir d’équité et d’idéal d’un moraliste. Et même si vous réussissez, ce sera en utilisant des avantages qui seront par la suite employés pour façonner de nouvelles hiérarchies, de nouvelles élites. »

[Chronique] Widjigo, d’Estelle Faye

Widjigo
 
« Et je crois à la solitude, à la faim et à l’épuisement qui parfois changent les hommes en monstres. Qui nous dévorent et nous poussent à vouloir assouvir à notre tour des instincts insatiables. J’ignore s’il existe un dieu unique, un grand esprit ou un premier conte. Mais je suis certaine que nous portons en nous nos pires ennemis. »

[Chronique] Quitter les monts d’automne, d’Emilie Querbalec

quitter les monts d'automne
 
« Dans cette société où aucune expression écrite n’était autorisée, on vénérait les conteurs comme des demi-dieux – et en vérité, ne l’étaient-ils pas un peu? Tels des oracles sacrés, ils donnaient vie et forme à des histoires assoupies dans les méandres invisibles du Flux, gardiens d’une mémoire aussi vieille que l’humanité. »

[Chronique] American Elsewhere, de Robert Jackson Benett

American Elsewhere

« Pour l’heure, l’impensable a eu lieu : l’un d’eux est mort. Non, pire que ça : il a été assassiné. Comment une telle chose a-t-elle pu arriver ? Est-ce que la mer clapote dans le ciel ? Est-ce que les planètes se percutent ? Est-ce qu’on peut tenir les étoiles dans la paume de sa main ? Non, non. Par conséquent, ils ne peuvent pas mourir. »