[Chronique] Belle, de Robin McKinley

belle
« Lorsque je mis le pied dehors, les lanternes des jardins s’allumaient ; le parfum doucereux de l’huile des lampes imprégnait les airs. Seuls les gargouillis des ruisseaux et le son traînant de mes bottines rompirent le silence. Je me sentais minuscule et misérable parmi tant de grandeur. »

[Chronique] Les employés, de Olga Ravn

Les Employés
 
« Depuis que j’ai abouti ici, j’ai la certitude que je suis mort, mais que, dans mon cas particulier, on m’a laissé continuer à faire semblant. Je suis comme une plante qui est presque entièrement fanée, sauf une seule bouture verte qui est toujours vivante, et cette bouture, c’est mon corps et ma conscience, et ma conscience est comme une main, elle touche au lieu de penser. »

[Chronique] Le petit garçon qui voulait être Mary Poppins, d’Alejandro Palomas

Le petit garçon qui voulait être mary poppins
 
« Il reste à peine plus d’une journée avant la fin du trimestre et tout s’est tellement accéléré que j’ai peine à croire que j’ai rencontré Guille pour la première fois il y a seulement quelques semaines. Mais tel est le temps quand les sentiments sont en jeu : capricieux, imprévisible, parfois bon camarade et à d’autres moments, le pire des ennemis. »

[Chronique] La Belgariade – Intégrale 2, de David Eddings

La Belgariade 2
 
« – Tu n’aurais pas dû faire si ouvertement étalage de tes dons, remarqua Belgarath. Les gens préfèrent ne pas croire à ce genre de chose. Une collection complète de vilaines petites émotions macèrent dans l’esprit humain et le moindre trait sortant de l’ordinaire est prétexte à châtiment. »

[Chronique] C’est l’inuit qui gardera le souvenir du blanc, de Lilian Bathelot

C'est l'Inuit

« Je respire lentement par la bouche. Je dirige mon souffle sur le petit tas de neige que j’ai déposé juste devant mes lèvres pour éviter que de la vapeur se forme. Je respire bien. L’air glacé me brûle la poitrine. J’ai froid, mais je reste calme. Je suis immobile. Comme un bloc de glace. Je suis un bloc de glace. »

[Chronique] La Belgariade – Intégrale 1, de David Eddings

La Belgariade
 
« Garion regarda le vieil homme dont les cheveux et la barbe blanche semblaient briller d’une lumière intérieure sous le soleil du matin.
– Comment ça fait de vivre éternellement, grand-père ? demanda-t-il.
– Je ne sais pas, répondit sire Loup. Je n’ai encore jamais vécu éternellement. »