[Chronique] L’anti-magicien de Sébastien de Castell

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« J’étais dans un tel état d’hébétude qu’un bref instant, je réussis à me persuader que malgré les bandes ternes sur mes avant-bras et la faiblesse de ma volonté, le sort avait fonctionné et qu’un animal de puissance me rejoignait. Certes, il courait, ce n’était donc pas un faucon, mais… »


 
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Titre VO : Spellslinger
Auteur
 : Sébastien de Castell
Traductrice : Laetitia Devaux
Éditeur
: Gallimard
Genre : Fantasy
Date de parution : 17/05/2018
Nombre de pages : 461
Prix : 18 €

Synopsis :
Kelen, 16 ans, est l’héritier d’une des grandes familles qui se disputent le trône de la cité. Il prépare son premier duel pour devenir mage. Mais ses pouvoirs ont disparu. Il doit ruser… ou tricher, quitte à risquer l’exil, voire pire.
Ses seuls soutiens, deux acolytes explosifs : Furia, la vagabonde imprévisible et Rakis, un chacureuil féroce et acerbe.

MON avis

Ce livre n’a pas tant fait parler de lui sur la blogosphère et pourtant tous les avis que j’ai pu voir sont extrêmement positifs. J’avais donc beaucoup d’attentes pour ce roman – qui est le début d’une longue saga d’au moins 6 tomes – et peut-être trop d’attentes justement !

J’ai trouvé le roman assez long à s’installer, même si on est plongé dans l’action dès la première page. Globalement, même si l’intrigue est assez fournie avec beaucoup de batailles, de personnages, de retournements de situations, ce premier tome est pour moi très introductif, notamment en ce qui concerne l’univers. Quelques informations géographiques nous sont apportées, surtout concernant la cité principale, mais le tout reste assez flou pour qu’on le visualise parfaitement. On est dans un monde assez aride avec des oasis, mais certaines scènes se déroulent également dans une forêt, ce qui est un peu déroutant. Le système de magie qui est la grande particularité de l’univers est très complexe et encore assez sous-exploité dans ce tome (mais c’est compréhensible, il faut bien en garder pour la suite). 

Ce roman repose énormément sur ses personnages et notamment sur les deux compagnons du héros Kelen : Furia Perfax, une femme très mystérieuse qui ne possède pas de magie, mais des cartes à jouer qu’elle utilise comme arme et Rakis, un étrange animal appelé chacureil. Les trois personnages ont un point commun : ce sont les outsiders du récit, ils sont chacun pour des raisons différentes rejeté par les membres de la cité. On tombe donc parfois un peu dans le pathos, même si cette sensation est contrebalancée par l’humour qu’apporte ces trois personnages. Il faut donc le dire, si vous n’appréciez pas ces personnages, je pense que vous passerez à côté du récit. Personnellement, j’ai beaucoup aimé ces trois personnages qui m’ont aidé à avancer dans le roman alors que l’intrigue ne m’accrochait pas plus que ça. Les autres personnages sont, pour la plupart, beaucoup moins développés et je ne les ai pas forcément trouvés convaincants, car ils sont souvent dans l’extrême et leur personnalité manque de nuance. 

Conclusion

Je n’ai donc pas été plus que ça convaincue par l’intrigue qui reste classique malgré un univers original et prometteur, mais j’ai quand même apprécié cette lecture qui a l’avantage de nous offrir de belles révélations régulièrement pour maintenir notre attention. Je pense donc lire le tome 2 pour voir si la saga va s’étoffer et décider si je continue ou pas ! 

Bonne lecture

 

 

 

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