[Chronique] Hazel Wood, de Melissa Albert

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« Tout le monde est censé être un mélange d’inné et d’acquis. Notre personnalité est forgée par des années de relations amicales, de disputes, de parents, de rêves et de choses faites trop jeune, ou qui n’auraient pas dû être entendues. Par des secrets gardés ou révélés, des regrets, des victoires et des fiertés refoulées. Un vaste tas de détritus compact qui devient ce qu’on appelle notre vie. »


 
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Hazel Wood
Auteure
 : Melissa Albert
Éditeur
: Milan
Traductrice : Maud Ortalda
Date de parution : 25 avril 2018
Genre : Fantasy
Nombre de pages : 373
Prix : 17,90 €
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« Ne t’approche sous aucun prétexte d’Hazel Wood. »

Ces quelques mots laissés par la mère d’Alice juste avant son enlèvement scellent à tout jamais le destin de la jeune fille.

Hazel Wood, la résidence légendaire d’Althéa Proserpine, auteur des célèbres « Contes de l’Hinterland ».

Hazel Wood, dont vient d’hériter Alice.

Hazel Wood, où Alice doit s’aventurer pour espérer sauver sa mère.

Hazel Wood, cette demeure d’où semblent s’échapper des personnages inventés par Althéa.

Hazel Wood, dont personne ne revient jamais.

Et si Hazel Wood était bien plus qu’un simple manoir ? Un leurre ? Une porte d’entrée sur l’Hinterland ?

Et si Alice était bien plus qu’une simple New-Yorkaise ? Une princesse ? Une tueuse ?

Il était une fois… Hazel Wood.

MON avis

Hazel Wood nous plonge dès les premières pages dans un univers sombre et mystérieux plutôt envoûtant. 

On découvre Alice, petite-fille de la célèbre Althéa Proserpine auteure d’un très célèbre livre de contes, dans son quotidien pas si banal. Toute la première partie fait plutôt penser à un roman contemporain même si l’on sent que le fantastique ne se cache pas très loin derrière tout ça. Il y a beaucoup de références à des œuvres de notre époque dans cette première partie qui prend énormément de temps à s’installer. Même si le début traîne beaucoup en longueur, cela ne m’a pas tant dérangée que ça et j’ai aimé découvrir l’univers si mystérieux d’Alice. Le fait qu’elle ne reste jamais longtemps au même endroit, cette malédiction qui semble la poursuivre… Beaucoup de questions se posent, jusqu’à ce que tout bascule et que son passé finisse par la rattraper. 

Dans la deuxième partie du récit, le monde d’Althéa Proserpine et ses contes macabres s’ouvrent enfin à nous ! J’ai adoré cette partie qui fait beaucoup penser à Alice aux Pays des Merveilles. Même si certaines actions m’ont paru un peu décousues, l’ambiance assez glauque et inquiétante et la multitude de personnages plus déroutants les uns que les autres font qu’il est très difficile de décrocher du roman. Alice part dans une quête identitaire au cours de laquelle beaucoup de secrets vont être révélés auxquels on ne s’attend pas forcément. J’ai aimé son évolution, ses remises en question, j’ai adoré la situation dans laquelle elle se retrouve à la fin du roman. J’ai beaucoup aimé également son duo avec Finch qui est le personnage que j’ai préféré du récit même s’il aurait pu être un peu plus développé. La seule chose qui m’a déçue est la manière dont Alice arrive à résoudre les choses que j’ai trouvé beaucoup trop facile. 

Les passages que j’ai préférés dans ce roman sont les chapitres racontant certains contes d’Hinterland. J’ai adoré ces contes glauques à souhait originaux et captivants. Dommage qu’il y en ait que très peu, mais j’ai entendu dire que l’auteure préparait un recueil avec l’intégralité des contes…  J’espère vraiment que le projet verra le jour.

L’autre point positif de ce livre est que, même s’il s’agit d’un premier tome, on peut quand même sans problème le lire comme un one-shot puisqu’il y a une vraie fin et qu’il ne reste pas d’interrogations en suspens. 

Je vous conseille donc ce roman si vous aimez les histoires labyrinthiques à la Alice au Pays des Merveilles et que vous n’êtes pas dérangé par une intrigue qui prend son temps pour s’installer. Si vous souhaitez lire ce livre en VO sachez qu’il est assez abordable. La première partie ressemble à du contemporain et est donc plutôt simple, il faudra par contre un peu plus s’accrocher quand le côté fantasy commencera à reprendre ses droits ! 

Conclusion 

J’ai beaucoup aimé l’ambiance de ce livre et particulièrement la deuxième partie qui nous plonge dans un univers sombre et envoûtant. Dommage que la fin soit un peu trop facile et que les personnages secondaires ne soient pas plus développés ! 

TB lecture

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3 réflexions sur “[Chronique] Hazel Wood, de Melissa Albert

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