[Chronique] La cour d’Onyx – tome 1 : Minuit jamais ne vienne, de Marie Brennan

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« Comment définir un fae ? Ces êtres étaient différents, irrésistibles, inquiétants, même pour Lune. Elle comprenait que les mortels aient tissé sur eux des contes si étranges. »


 
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La cour d’Onyx – tome 1 : Minuit jamais ne vienne
Autrice : Marie Brennan
Traductrice : Marie Surgers
Illustrateur : Raphaël Defossez
Éditeur : L’atalante
Genre : Fantasy / Historique
Date de parution : 22 février 2018
Nombre de pages : 347
Prix : 21,90 €
Synospsis

A la fin du XVIe siècle, l’Angleterre prospère sous le règne d’Elizabeth, première du nom et dernière monarque de la lignée des Tudor. Sous Londres s’étend le palais tentaculaire d’Invidiana, la reine des fae, qu’elle gouverne en maîtresse inflexible. Son pouvoir est le reflet ténébreux de la gloire éclatante dont s’entoure la dernière des monarques Tudor. Dans ce palais d’Onyx, les fae n’ont pas à craindre le fer et la foi chrétienne que les mortels utilisent contre eux pour se protéger de leurs méfaits. Depuis trente ans, les affaires des deux cours sont toutefois étroitement liées. Un pacte mystérieux, tragique peut-être, unit les deux souveraines. Car si, chez les mortels, rois et amours sont éphémères, les fae les jalousent pour les passions qui animent leur vie. Un courtisan humain et une fae en disgrâce découvrent peu à peu les alliances et les trahisons qui gangrènent les deux trônes. Ensemble, ils ont une chance de révéler la source du pouvoir d’Invidiana et, peut-être, de rétablir un peu de justice, d’harmonie et de confiance dans une société de haine et de violence.

MON avis

Minuit jamais ne vienne est le premier tome d’une saga qui mélange fantasy et histoire. Chaque tome est plus ou moins indépendant dans le sens ou ce tome peut être lu comme un shot-one puisque le suivant traite d’une autre période historique. 

Ce premier tome se situe vers la fin du règne d’Elisabeth Ière d’Angleterre. Si le monde vit à l’allure de la cour d’Angleterre, il ignore que juste sous Londres, une deuxième cour royale existe, celle des fae. Ces créatures sont gouvernées par une reine impitoyable, Invidiana, et ont l’habitude d’intervenir dans les décisions politiques des mortels…

L’aspect historique est vraiment l’un des gros points forts de ce récit. Marie Brennan a fait énormément de recherche pour retranscrire de la manière la plus précise possible la vie à la cour d’Angleterre. Elle joue très habilement avec les faits historiques qui se sont déroulés à l’époque (l’exécution de Marie Stuart, le conflit anglo-espagnol…) en leur trouvant une explication autre que celle qu’on connaît. Ainsi, elle maîtrise si bien son sujet et ce qu’elle décrit semble si crédible qu’on pourrait presque penser que des fae sont vraiment intervenus dans les affaires d’Etat ! Cependant, et même si l’ambiance de ce roman retranscris à merveille la cour d’Angleterre de l’époque, ce roman n’a pas d’ambition éducative. L’autrice part du principe que le lecteur est déjà familier à cette époque et à ses enjeux politiques et si vous n’avez pas un minimum de connaissances là-dessus vous pourriez être très rapidement perdu ! Cependant, si comme moi, c’est une période que vous appréciez beaucoup et que vous aimez les romans avec des intrigues politiques complexes, ce roman devrait vous plaire ! 

En plus d’être très fidèle historiquement parlant, ce roman est un hommage au théâtre élisabéthain. Il est ainsi composé en 5 actes et fait particulièrement la part belle à une certaine œuvre que vous découvrirez en lisant le roman (à moins que le titre vous ait déjà mis sur la piste !). 

Le mélange fantasy et histoire fonctionne donc à merveille dans l’univers de Marie Brennan qui nous offre une histoire d’une grande qualité, mêlant des personnages bien construits et complexes. L’intrigue nous est présentée à la fois du point de vue fae et du point de vue humain à travers les deux personnages principaux, ce qui est particulièrement intéressant et nous montre bien l’influence que peuvent avoir les fae, créatures qu’on ne rencontre assez peu en littérature (en France du moins !). 

Cependant, malgré l’histoire d’une grande qualité et le style d’écriture très bien travaillé de Marie Brennan, j’ai trouvé ce roman très contemplatif. Cela ne me dérange pas d’habitude, mais là j’ai eu l’impression d’être toujours très éloignée de l’histoire et des personnages. Je n’ai donc pas vraiment réussi à m’attacher à eux et la lecture m’a semblé assez laborieuse. Il m’a manqué un côté un peu plus punchy qui m’aide à tourner les pages plus rapidement et une histoire plus immersive. Je n’ai jamais été prise complètement dans le récit, j’avais surtout l’impression de regarder de loin une pièce de théâtre, ce qui était peut-être finalement exactement le but recherché ! J’ai également été un peu déçue du dénouement final un peu trop convenue et surtout trop mièvre. 

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Conclusion


Marie Brennan mêle à la perfection le côté historique de la cour élisabéthaine à la fantasy du monde des fae. Les deux univers s’imbriquent parfaitement et pourraient presque nous faire croire à l’existence des fae. Le récit est parfaitement maîtrisé avec des complots politiques complexes et des enjeux forts, mais souffre d’un côté un peu trop contemplatif qui nous éloigne de l’histoire. 

bonne lecture

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4 réflexions sur “[Chronique] La cour d’Onyx – tome 1 : Minuit jamais ne vienne, de Marie Brennan

  1. OmbreBones 9 juin 2019 / 6 h 10 min

    Je viens de terminer ce roman et j’ai le même sentiment que toi en un peu plus négatif parce que je ne suis pas du tout familière de cette période anglaise (je suis beaucoup plus à l’aise avec l’histoire de la France, j’avoue…) du coup j’ai vraiment été paumée et je ne parvenais pas à me sentir concernée. Ça me rassure beaucoup parce que j’avais surtout vu passer des critiques ultra emballées donc je me demandais ce qui pouvait bien clocher avec moi :’)

    Aimé par 1 personne

    • Sometimes a book 10 juin 2019 / 13 h 41 min

      Oui j’imagine que si on ne connaît pas bien cette période, on doit être complètement perdu. Moi-même j’étais perdue à certains moments. Et c’est vrai que je suis restée très en dehors de l’histoire, mais j’ai l’impression que c’était souhaité. par l’autrice… Du coup je comprends très bien qu’on puisse complètement passer à côté du roman !

      J'aime

      • OmbreBones 10 juin 2019 / 17 h 35 min

        Je pense aussi que c’était voulu dans la démarche créative de l’autrice ! Malheureusement, d’un point de vue personnel, ça m’a empêché de me plonger dans ce roman et de vraiment l’apprécier :/

        Aimé par 1 personne

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