[Chronique] Zone tampon, d’Isabelle Bauthian

Zone Tampon
 
« C’est si facile d’oublier ce qui nous a conduits où nous en sommes. Je repense au conte d’hier soir. Combien d’innocentes provocations, combien de petits plaisirs, combien de subtiles transgressions, encore, avant que mon monde ne s’effondre comme l’a fait celui de mes ancêtres »

[Chronique] L’infernale Comédie, tome 2 : Purgatoire, de Mike Resnick

Purgatoire
 
« Je ne suis pas un monstre, Révérend. Bien sûr, j’espère que personne ne mourra et je ferai de mon mieux pour l’éviter… mais si une poignée d’entre eux doit mourir pour accomplir la destinée de Karimon, leurs héritiers n’en récolteront que plus tôt les bénéfices. »

[Chronique] Ciel sans étoiles – tome 2 : Compassion, de Yoann Dubos

compassion
 
« Mon brave, je ne crois pas que nous ayons été présentés à ce jour, mais je doute que vous aimeriez avoir l’honneur de faire ma connaissance. Pour ce soir, je vais être magnanime, car je suis déjà repu ! Saisissez donc la chance qui s’offre à vous et passez votre chemin. »

[Chronique] Quitter les monts d’automne, d’Emilie Querbalec

quitter les monts d'automne
 
« Dans cette société où aucune expression écrite n’était autorisée, on vénérait les conteurs comme des demi-dieux – et en vérité, ne l’étaient-ils pas un peu? Tels des oracles sacrés, ils donnaient vie et forme à des histoires assoupies dans les méandres invisibles du Flux, gardiens d’une mémoire aussi vieille que l’humanité. »

[Chronique] Célestopol 1922, d’Emmanuel Chastellière

Celestopol
 
« On disait qu’il se passait parfois des choses insolites à Célestopol. Après tout, la cité ne se trouvait pas sur Terre, mais bien sur la lune. On racontait que l’un pouvait entendre des voix étranges sur les canaux ; certains auraient pu jurer avoir vu des automates se comporter comme des humains. Et même que l’on pouvait confier son cœur amoureux à des mains de fer, sous la coupole de verre de la cité. »

[Chronique] The Bone Season, de Samantha Shannon

The Bone season

« C’était l’heure de pointe, à laquelle nombre de Londoniens rentraient chez eux après le travail – plongés sur leur téléphone ou leur tablette, incapables de sentir les esprits qui voletaient et dansaient autour d’eux. J’avais autrefois été effrayée par ma clairvoyance, mais à présent je la chérissais. Je percevais un monde qu’ils ne verraient jamais. Leur vie serait toujours à moitié vide. »

[Chronique] Les Veilleurs, de Jean-Luc Bizien

Les Veilleurs

« La lune est ronde ce soir et ils sont tous là, dehors. Je peux deviner leur présence dans la rue, dans les égouts, dans les couloirs des bâtisses abandonnées. J’ai trouvé un abri pour la nuit. La porte est solide, personne ne la franchira. Peut-être même vais-je pouvoir dormir quelques heures et reprendre des forces. »