[Chronique] Widjigo, d’Estelle Faye

Widjigo
 
« Et je crois à la solitude, à la faim et à l’épuisement qui parfois changent les hommes en monstres. Qui nous dévorent et nous poussent à vouloir assouvir à notre tour des instincts insatiables. J’ignore s’il existe un dieu unique, un grand esprit ou un premier conte. Mais je suis certaine que nous portons en nous nos pires ennemis. »

[Chronique] Delius, une chanson d’été, de Sabrina Calvo

delius
 
« Après deux semaines de voyage éreintantes, Lacejambe revenait au bercail. S’il avait su quelle formidable aventure l’attendait, quel mystère monstrueux se profilait derrière l’ambiance ouatée de cette soirée d’été, quelle terrible conspiration cosmique il allait mettre à jour grâce à sa seule audace… il serait resté au lit. »

[Chronique] Feuillets de cuivre, de Fabien Clavel

Feuillets de cuivre
 
« Une bibliothèque, c’est une âme de cuir et de papier. Il n’y a pas meilleur moyen pour fouiller dans les tréfonds d’une psyché que de jeter un œil aux ouvrages qui la composent. La sélection, le rangement, le contenu, même la qualité de la reliure : tous les détails sont importants. »

[Chronique] Monstrueuse féerie, de Laurent Pépin

Monstrueuse féérie
 
« Il y a toujours une fenêtre que je laisse ouverte pour que les Monstres puissent entrer. Je ne le fais pas vraiment exprès. Mais tous les Monstres rentrent dans toutes les têtes  de la même façon : on les y invite. Parce qu’il y a quelque chose qui nous fascine, qui nous comble, ou du moins qui absorbe notre esprit logique en polarisant nos réflexions. Quand ils sont là, c’est trop tard. Ils ne sortent plus et la terreur grandit. »

[Chronique] Lake ephemeral, d’Anya Allyn

 
lake ephemeral

« A première vue, la vallée semblait un  lieu sauvage de merveille et de liberté. Les cinq enfants qui y vivaient pouvaient faire ce que bon leur semblait […]. Je ne me sentais plus seule, parce que j’étais comme eux. Parce qu’ici je pourrais être libre. Mais Lake Ephemeral n’était pas un paradis. »

[Chronique] La voix des ombres, de Frances Hardinge

La voix des ombres

« Sa mère hocha la tête avec lenteur. Elle ne dit rien de plus et n’acheva pas son histoire. Makepeace sentit son sang se glacer. Sa mère était comme ça, par moments. Les conversations devenaient des énigmes semées d’embûches, et ce qu’on répondait était lourds de conséquences. »

[Chronique] L’ours et le rossignol, de Katherine Arden

l'ours et le rossignol

« Une part d’elle-même avait cru – espéré – qu’elle trouverait de l’aide dans la forêt. Le destin, la magie. Elle avait espéré l’apparition de l’Oiseau de feu, ou de la jument à la crinière d’or, ou du corbeau qui était en fait un prince… Quelle bêtise, de croire aux contes de fées. La forêt hivernale n’avait cure des hommes et des femmes ; le tchiort dormait l’hiver et les princes-corbeaux n’existaient pas. »