[Chronique] The Bone Season, de Samantha Shannon

The Bone season

« C’était l’heure de pointe, à laquelle nombre de Londoniens rentraient chez eux après le travail – plongés sur leur téléphone ou leur tablette, incapables de sentir les esprits qui voletaient et dansaient autour d’eux. J’avais autrefois été effrayée par ma clairvoyance, mais à présent je la chérissais. Je percevais un monde qu’ils ne verraient jamais. Leur vie serait toujours à moitié vide. »

[Chronique] Les Veilleurs, de Jean-Luc Bizien

Les Veilleurs

« La lune est ronde ce soir et ils sont tous là, dehors. Je peux deviner leur présence dans la rue, dans les égouts, dans les couloirs des bâtisses abandonnées. J’ai trouvé un abri pour la nuit. La porte est solide, personne ne la franchira. Peut-être même vais-je pouvoir dormir quelques heures et reprendre des forces. »

[Chronique] La ville sans vent – livre 2, d’Eléonore Devillepoix

la ville sans vent 2

« Hormis quelques paquets de neige tombés des palmiers morts, aucun mouvement n’avait agité le patio du palais royal depuis plusieurs décades. Le froid semblait avoir figé l’écoulement du temps, donnant à l’édifice l’allure d’une scène vide. Et comme toute scène vide, il paraissait attendre un spectacle. »

[Chronique] Lake ephemeral, d’Anya Allyn

 
lake ephemeral

« A première vue, la vallée semblait un  lieu sauvage de merveille et de liberté. Les cinq enfants qui y vivaient pouvaient faire ce que bon leur semblait […]. Je ne me sentais plus seule, parce que j’étais comme eux. Parce qu’ici je pourrais être libre. Mais Lake Ephemeral n’était pas un paradis. »

[Chronique] La voix des ombres, de Frances Hardinge

La voix des ombres

« Sa mère hocha la tête avec lenteur. Elle ne dit rien de plus et n’acheva pas son histoire. Makepeace sentit son sang se glacer. Sa mère était comme ça, par moments. Les conversations devenaient des énigmes semées d’embûches, et ce qu’on répondait était lourds de conséquences. »

[Chronique] Ordo d’Anthony Combrexelle #PLIB2021

 
Ordo

 

 

« Ton Imago te permet de te substituer aux regards, le mien de tordre les perceptions, chuchota t-il à son oreille… alors qu’il se trouvait en face d’elle, à plusieurs mètres de là. Je peux jouer avec tes sens, les tordre pour que tu sentes une odeur de brûlé à la place d’une rose, que tu manges une délicieuse mousse au chocolat constituée de tes excréments, que tu me vois où je ne suis pas, que tu entendes une voix qui n’est pas la mienne ou que tu te tires dessus en pensant que tu vises quelqu’un autre… »

[Chronique] La ville sans vent, d’Eléonore Devillepoix #PLIB2021

 
 –La ville sans vent

« Depuis qu’elle avait quitté le glacier en suivant les indications du serpent, Arka avait marché une journée à travers la plaine sans détacher ses yeux de la ville, comme un papillon attiré par une lumière. Hyperborée. La cité des mages, chaude comme un éternel été, et si riche qu’on la disait pavée d’or. »

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